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Kurt MAIR - Onirisme

Pour célébrer l'arrivée du beau temps

la Galerie Philippe Decorde vous présente l'exposition

"ONIRISME"

Avec les oeuvres de l'artiste Kurt MAIR.

Du mercredi 8 Mai 2019 au dimanche 9 Juin 2019.

Vernissage Mercredi 8 Mai à partir de 18 h 30.

 

Corps nus, sensualité de l’érotisme ou natures mortes sont autant de constantes dans l’oeuvre de l’artiste qui puise ses sources dans la Renaissance italienne ou chez les expressionnistes germaniques.

 

Biographie de Kurt MAIR

Kurt Georg Mair est né en 1954 à Mengen (Württemberg) en Allemagne. De 1978 à 1983, il suivra des études artistiques à l'Ecole Supérieure de Pédagogie de Lôrrach (Allemagne). Les quatre années suivantes (1983-1987), Kurt Mair étudie l'histoire de l'Art, l’archéologie et la Japonologie à l'Université Albert Ludwig de Fribourg (Allemagne). Il poursuivra son apprentissage, de1987 à 1990, à l’Ecole des Arts Décoratifs de Strasbourg, où il se spécialise dans les arts graphiques, étudiant la gravure et la lithographie ; il y obtient son diplôme.

Sa première exposition personnelle est organisée à Paris (Galerie Etienne de Caussans). Il travaille, dès l’année suivante et pendant 5 ans, pour un atelier d’art graphique à Colmar (1991-1996). L’artiste décide de s’installer à son compte à partir de 1996, peignant désormais, gravant, dessinant sur la pierre lithographique dans son propre atelier.

Depuis maintenant plus de 10 ans, Kurt Mair expose peintures et œuvres graphiques très régulièrement en Europe (France, Allemagne, Italie, Danemark, etc.) et en Indonésie, expositions personnelles ou collectives. Sa palette de couleurs rappelle la Toscane, toute la douceur et la délicatesse de l’Italie, pays où vit et travaille aujourd’hui l’artiste (Savigliano).

Dans l’atelier de Kurt Mair, la vie silencieuse s’écarte du monde sans s’en détourner. Il y a dans l’art de Kurt Mair des thèmes récurrents autour desquels l’artiste a construit sa propre vision ; quelque soit la technique qu’il utilise, l’artiste laisse transparaître son grand amour de la vie, avec raffinement, émotions et sentiments, entre amour et désarroi.

 

Interview de Kurt MAIR Chambery 2019

Comment définiriez-vous l’approche du corps dans votre démarche artistique ?

Le corps est l’expression d’une intensité et d’une intimité qui varient suivant l’espace que je choisis pour en montrer l’intériorité ou le dessein. Il y a comme un vocabulaire du corps, un alphabet imaginaire qui me parle dans une expression qui peut être immédiate ou inconsciente.

Est-ce que l’on pourrait situer votre travail entre la « nature morte » et la « peinture érotique » ? Je ne sais pas ce qu’est la « peinture érotique ». En général, lorsqu’elle est annoncée je peux voir en elle le ridicule qui concurrence la médiocrité. Mon travail s’inscrit dans un mouvement des corps et de la nature qui ne se réduit pas à la sexualité. Il en est une dimension, mais les temporalités, les réalités, les juxtapositions différentes me conduisent plutôt à une présence aussi complète que possible de l’être.

Ensuite, il faut revenir à la notion de « nature morte », en allemand « Stilleben » veut littéralement dire « vie silencieuse » et qui est plus précise, à mon sens, que la forme française. Il y a une identité dans le nu qui n’est pas une exhibition, mais une reconnaissance car mes nus ne sont jamais entièrement disponibles ; ils interrogent.

Quelles expressions, quelle sorte de volupté, charme ou autres affects voulez-vous créer par votre peinture ?

On ne peut pas créer la volupté. Lorsqu’elle existe, on peut la partager ou pas, la percevoir, ou pas. Mon travail n’est pas guidé par un but psychologique. Je peins ce qui me vient à l’esprit, à l’instant de la réalisation. D’ailleurs, le mot « créer » me paraît très complexe à utiliser et nécessiterait beaucoup d’explications. La position des personnages impose l’espace pictural. Un grand nombre de mes oeuvres, peintures ou gravures présentent, notamment, les portraits, les visages et leurs expressions. Corps nus, sensualité de l’érotisme ou natures mortes sont autant de constantes dans l’oeuvre de l’artiste qui puise ses sources dans la Renaissance italienne ou chez les expressionnistes germaniques.

De quelle manière construisez-vous un tableau ?

Ma peinture se réalise sans idée préconçue, je suis libre d’avancer à ma mesure. Je découvre en faisant. La technique doit à la fois être oubliée, mais aussi présente au profit de l’oeuvre. Je suis un peintre totalement impliqué dans son travail. Cela me conduit vers des modes d’expression différents à l’intérieur de mon propre style qui évolue en permanence. Comment vous situez-vous dans l’art contemporain ? Tout d’abord, j’essaie de me situer dans le monde dont je suis le contemporain. Je ne me préoccupe pas des courants, des tendances et des modes. Je suis résolument un peintre contemporain, qui connait assez l’histoire de la peinture et l’histoire de l’art, reconnaissant mes sources et mes maîtres comme Le Caravage, Rembrandt, Fernand Khnopff ou encore Egon Schiele.

Je suis tourné vers aujourd’hui. Je ne pense pas être un peintre classique. Nous en reparlerons dans deux cents ans. Il y a de l’humour, parfois de l’ironie dans mon travail. Si l’art « impossible » est la vie, il y a longtemps que je travaille à la proposition d’un regard sur l’inachevé, avec une énergie, un doute une conscience.







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