© 2017 par Galerie Philippe Decorde. 

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Diego PAGIN

Issu du monde de la musique où il côtoyé les plus grands chefs, sur toutes les scènes du monde, cet amoureux de la recherche, à l'affût d'un objet nouveau, a donné forme à son désir. 

La boîte à outils de Diego Pagin, mise au service d'un matériau insolite, le Silicone, met en musique la forme, les formes à la mesure d'une note....la plus juste. 

Ces objets, œuvres, originaux et novateurs interpellent notre sensibilité. 

Diego Pagin, artisan d'une nouvelle approche dé-colonise les objets afin que nous nous les approprions 

1/Par un subtil renversement des rôles,

Diego Pagin ne s’expose pas, il nous expose.

Exposition du sujet invité à se mettre à nu pour progresser
dans cette œuvre dont on ne sait si elle est destinée à nous piquer,
nous caresser ou nous engloutir dans un chaos de follicules mouvants.
Un regard perce le silicone, le spectateur venu pour observer
a déjà perdu l’objectif qu’il venait braquer sur l’œuvre.
Défocalisation du visiteur qui venait pour voir et qui finit par être vu.
« Plu Kifekler Mouinkon Nivoua »,
il faut parfois s’arrêter de chercher pour retrouver l’objet
ou le mot perdu, s’arrêter de regarder pour commencer à voir.
L’œuvre de Diego Pagin est toute entière une tentative de détournement de l’attention, de la conscience et du regard qui inquiète nos projections et nos anticipations pour nous livrer à l’imprévisible du fantasme.

Lev Fraenckel

 

 

2/L’art de l’esquive

Issu du monde de la musique où il a côtoyé les plus grands chefs, sur toutes les scènes du monde, cet amoureux de la recherche,
à l’affût d’un objet nouveau susceptible d’étonner, a donné forme à son désir.
Aussi, est-ce naturellement qu’il s’est orienté vers l’art graphique.
Aucune théorie, à elle seule, ne peut rendre compte de la
complexité de la créativité humaine.
La boîte à outils de Diego Pagin, mise au service d’un matériau insolite, le Silicone, met en musique la forme, les formes à la
mesure d’une note… la plus juste.
L’art de la justesse, poétique, est de n’en rien laisser paraître.
C’est au cœur même de ces moulages, modelages, malaxages,
que le soyeux de la lettre de l’objet se laisse toucher.
Aux artifices de la représentation, se substituent des lignes de
fractures, ouvrant de la perspective à l’infini.
L’artiste ne dis pas, il écrit une page de sa subjectivité, dans un
« mi-dire » renouvelé sans cesse.
Sa conflictualité avec l’académisme, énonce ses parts de vérité. L’art graphique dé/chaîne les clichés, dés-arime le savoir sur l’art et le propulse dans une dimension d’Altérité.
Ces objets, œuvres, originaux et novateurs interpellent notre
sensibilité.
Diego Pagin, artisan d’une nouvelle approche dé-colonise
les objets afin que nous nous les approprions.

Jean-Pierre Adjedj

 

 

3/
L’art est aussi homogène que les milliards d’êtres qui peuplent la terre. Pour les uns dépravé, pour d’autres conquête suprême pour les uns liberté, pour d’autres mensonges.

L’art ne devrait pas être redouté ni… respecté.

La plus belle expression de l’art se trouve dans l’improvisation celle qui ne laisse des traces que dans la mémoire.

L’idée d’un territoire sacralisé m’horripile.

Le normatif m’agace.

Diego Pagin