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Né en 1971 à Belfort, Alex Claude vit et travaille à Strasbourg. Il a poursuivi des études à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, dans les ateliers de Pierre Buraglio et de Michel Salsmann. Il obtient son diplôme en 1997 avec les félicitations du jury. Sa formation et ses premières recherches accordent une place importante à l’estampe, notamment à la sérigraphie, dont l’attention aux couches, aux réserves et aux empreintes trouve des prolongements dans sa peinture aujourd’hui.
Depuis une dizaine d’années, le paysage occupe une place centrale dans son travail. Alex Claude peint de mémoire, sans dessin préparatoire ni recours à un modèle photographique. Les lieux traversés deviennent un ensemble de sensations : une lumière, une profondeur, une ligne de relief ou le mouvement de l’eau. Ces souvenirs se transforment au contact de la matière, jusqu’à faire apparaître des espaces imaginaires, à la frontière de la reconnaissance et de l’indétermination.
Réalisées principalement à l’acrylique sur panneau ou sur toile, ses peintures se construisent par superpositions, grattages, incisions et retraits. Une palette resserrée de noirs, de gris, de bruns et de tonalités bleutées fait émerger des lumières et des distances. Du petit panneau au grand format, chaque œuvre conserve les traces de son élaboration.
Son parcours comprend des expositions en France et à l’étranger, dans des galeries, des musées et des manifestations collectives. En 2025, le musée d’Art Hôtel Sarret de Grozon, à Arbois, lui consacre l’exposition « Horizon commun. Dialogue avec Auguste Pointelin ». En 2026, sa résidence à La Trézorerie, à Strasbourg, donne naissance à « Paysages écorchés », un ensemble nourri par la mémoire des paysages de la Première Guerre mondiale. La même année, la Galerie DECORDE présente son exposition personnelle « Paysages sans fin ».
Avec « Une seconde de peinture », il prolonge sa recherche sur le temps et le mouvement à travers un ensemble de vingt-quatre peintures, des éditions et une vidéo accompagnée d’une création sonore de Pascal Doumange. Ses œuvres sont présentes dans des collections publiques et privées en France et à l’international.
Comment peindre ce qui demeure d’un paysage lorsque son image s’est effacée ? Cette question traverse mon travail.
Je peins sans dessin préparatoire, sans photographie et sans travailler devant le motif. Les lieux traversés déposent des souvenirs fragmentaires : une lumière, une masse sombre, une distance, une sensation de passage. J’ai besoin que leur image s’éloigne pour que la peinture puisse trouver sa propre forme.
Sur le panneau ou la toile, je superpose, gratte, incise et retire. Une couche en recouvre une autre, puis un effacement laisse revenir ce qui semblait perdu. Le tableau se construit dans ces déplacements, entre ce que j’engage et ce que la matière fait apparaître. Le geste ouvre des possibilités ; le regard les éprouve, les reprend ou les abandonne.
Ma palette est volontairement resserrée. Les noirs, les gris, les bruns et les bleutés permettent de travailler les écarts de lumière, la profondeur et les transparences. Une ligne peut devenir un horizon, une coulure suggérer une chute d’eau, une incision faire surgir un relief. Le paysage reste ouvert, assez présent pour être pressenti, assez indéterminé pour accueillir d’autres mémoires.
Cette recherche se prolonge dans « Une seconde de peinture », où vingt-quatre peintures deviennent les images d’un mouvement. Leur passage à la vidéo, accompagné par le son de Pascal Doumange, met en relation le temps du geste, celui de l’image et celui du regard.
Diplômé de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris avec les félicitations du jury.
École supérieure d’art de Lorraine, Épinal.
2026 — « Paysages sans fin », Galerie DECORDE, Strasbourg, France.
2026 — « Paysages écorchés | 1914-1918, vues de guerre », restitution de résidence, La Trézorerie, Strasbourg, France.
2025 — « Horizon », Galerie Bertrand Hassoun, Besançon, France.
2025 — « Horizon commun. Dialogue avec Auguste Pointelin », musée d’Art Hôtel Sarret de Grozon, Arbois, France.
2023 — Galerie Bertrand Hassoun, Besançon, France.
2023 — Galerie Dans la forêt, La Chaise-Dieu, France.
2022 — « Renaissance », L’Oiseau rare, Strasbourg, France.
2017 — « L’Écorce des jours », musée Jean-Léon Gérôme, Vesoul, France.
2016 — Musée de la Tour des Échevins, Luxeuil-les-Bains, France.
2026 — Biennale Confluences, Arc-lès-Gray, France.
2026 — Art Capital, Salon des Artistes Français, Grand Palais, Paris, France.
2023 — Artcité, Fontenay-sous-Bois, France.
2022 — Festival Feel’Art, Audincourt, France.
2019 — La Nuit des Arts, UH5, Roubaix, France.
2019 — Biennale d’art, Civitella d’Agliano, Italie.
2018 — P/CAS – YIA Art Fair, Carreau du Temple, Paris, France.
2016 — Biennale d’art, Besançon, France.
1998 — Exposition des diplômés félicités par le jury, École nationale supérieure des beaux-arts, Paris, France.
2026 — La Trézorerie, Strasbourg, France. Projet « Paysages écorchés | 1914-1918, vues de guerre ».
— Lauréat du Prix de l’estampe, Jury des Fondations, Paris.
— Boursier du Chelsea College of Art, Londres, Royaume-Uni.
— Sélection au Mois de l’Estampe, École nationale supérieure des beaux-arts, Paris.
— Sélection par la Peter Stuyvesant Foundation pour le Prix de l’Estampe, 10e SAGA/FIAC, Paris.
Bibliothèque nationale de France, Paris, France.
Musée d’Art et d’Histoire de Belfort, France.
Musée Jean-Léon Gérôme, Vesoul, France.
Musée d’Art Hôtel Sarret de Grozon, Arbois, France.
Museo Civico d’Arte, Senigallia, Italie.
Artplu Museum of Contemporary Art, Shanghai, Chine.
France et international.
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